La Maison
Antoine-Lacombe
Construite en 1847, la Maison Antoine-Lacombe compte parmi les plus vieilles maisons de la région de Joliette.
Antoine Lacombe, cultivateur de blé et d’avoine fait bâtir la maison dans laquelle se succéderont une vingtaine de propriétaires. En 1989, elle est achetée par la ville de Saint-Charles-Borromée et devient un centre culturel.
Historique : Antoine Lacombe
Antoine Lacombe - la construction d’une maison
Antoine Lacombe, cultivateur, né à St-Paul de Joliette en 1803, s’établit à Saint-Charles-Borromée en 1834. En 1847, il fait bâtir la maison de pierre qui se nomme aujourd’hui la Maison Antoine-Lacombe en son honneur. Il réside dans cette maison avec sa femme Sophie Hervieux et ses six enfants durant une douzaine d’années. Antoine Lacombe avait demandé un grand nombre de terres pour établir ses enfants. Des difficultés financières l’ont obligé à vendre des parcelles de terrain qu’il aurait souhaité garder afin d’y établir ses enfants.
Schwartzman, l’époque d’un centre de villégiature
Par la suite, plusieurs propriétaires se succèdent. La maison sert surtout de résidence privée, mais aussi de poste de traite et de comptoir d’échange pour les fourrures. En 1924, Harry Schwartzman, un juif originaire de la Moldavie, achète la maison. Il y résidera avec sa famille pendant une quarantaine d’années. Le lieu deviendra un centre de villégiature où d’autres familles juives de Montréal venaient passer leurs étés. Une brochure intitulée Souvenirs des descendants d’Harry Schwartzman à la ferme – Centre de villégiature des Schwartzman rédigée par Gisèle Tétrault est disponible en version numérique. Cliquez ICI pour la consulter.
Serge Joyal et la reconnaissance d’un immeuble patrimonial
À la fin des années 1950, la famille Schwartzman retourne à Montréal et loue la maison à des familles de la région. Le peu de commodités et le manque d’entretien découragent les locataires. En 1965, Serge Joyal, ancien sénateur, achète la maison alors qu’il est étudiant en droit. Il obtient une subvention pour la restaurer avec l’aide du Père Corbeil. Grâce à son implication, la maison est classée immeuble patrimonial le 29 mars 1968.
Un centre culturel à Saint-Charles- Borromée
Après être passée dans les mains de quelques autres propriétaires, la Maison Antoine-Lacombe est achetée en 1989 par la ville de Saint-Charles-Borromée. Elle est dès lors gérée par une corporation indépendante à but non lucratif et devient le centre culturel de la ville.
Fondation de la corporation
Les Amis de la Maison Antoine-Lacombe, corporation à but non lucratif fondée le 15 février 1989, veillent au bon fonctionnement des activités et à la préservation de la maison. L’équipe de fondation était formée de :
- Roger Coutu, président
- Jean-Guy St-Arneault, vice-président et directeur artistique
- Luc Ricard, vice-président
- Ludger Poirier, secrétaire
- Marthe Lajoie-Nicole, trésorière
- Flavie Poirier, directrice et déléguée de la Municipalité
- Luc Bordeleau, directeur
Maintenant nommé Maison et jardins Antoine-Lacombe, l’organisme a pour mission de protéger et d’entretenir ce joyau, tout en faisant connaître notre héritage patrimonial. Il se fait un point d’honneur d’y promouvoir les arts et les activités culturelles afin que notre culture rayonne dans Lanaudière et au-delà!
Offre culturelle
Depuis des années, le site accueille annuellement de nombreux artistes provenant du milieu culturel des arts visuels et des arts de la scène. Des conférences, des concerts, des spectacles et des animations y sont régulièrement présentés. Mensuellement, la maison accueille diverses expositions. Pour en savoir plus, consultez la programmation complète et prenez part aux activités!
Antoine Lacombe, cultivateur, né à St-Paul de Joliette en 1803, s’établit à Saint-Charles-Borromée en 1834.
Architecture : Détails
Certains éléments architecturaux de la Maison sont d’origine, d’autres ont été ajoutés et sont caractéristiques d’une époque.
Voici quelques détails parmi les plus remarquables :
Planchers
Tous les planchers seraient d’origine et sont d’une seule épaisseur. Le bois employé est du pin, reconnu pour sa densité, sa solidité et sa résistance à l’humidité.
Porte arrière
La porte arrière n’est pas d’origine, mais provient d’une autre maison de la région qui a été démolie. Elle a été apportée par Monsieur Serge Joyal lors de la restauration. Cette porte magnifiquement sculptée a été recouverte d’un enduit de goudron afin de la préserver des intempéries.
Armoires encastrées
La Maison compte quelques armoires encastrées dont deux d’origine se trouvant dans la cuisine (actuellement l’accueil de la Maison).
La première servait de réfrigérateur. On y mettait de la glace et on y conservait le lait et le beurre. La deuxième servait de garde-manger. L’épaisseur des murs à ces deux endroits occasionnait de la fraîcheur et permettait ainsi une meilleure conservation des aliments.
Poursuivez l’expérience en visitant gratuitement les lieux.
Certains éléments architecturaux de la Maison sont d’origine, d’autres ont été ajoutés et sont caractéristiques d’une époque.